TU QUOQUE MI FILI

Automne 1910

Diplo 57

L'Italie est éliminée.

NULLITE FRANCE - ALLEMAGNE

 


JOUEURS
PAYS
.
JOUEURS
PAYS
Laurent BECK

ITALIE

A ROM = APU
EGE H
ION H

- A APU
- F ION

- F EGE

ELIMINE en 1910

4 - 4 = 0 CENTRE

.
Simon HIGGINSON

ANGLETERRE

 

 

ELIMINE en 1906

Sydney DEBACHE

ALLEMAGNE

F BAL H
F MAN H
F STPcn H
A TOS = ROM
A TYR = VEN
A SIL H
A VAR H
A BOH H
A MUN = TYR
A MOS H

A LVN H

+ A MUN

11 + 1 = 12 CENTRES

.
Pascal MAGUY

RUSSIE

 

 

 

ELIMINE en 1904

 

Patrick COLLARD

TURQUIE

 

 

 

ELIMINE en 1907

.
Bruno CUNIN

AUTRICHE

F ALB S A GRE
A ARM = SMY
A BUD = SER
A BUL = CON
A GRE S A ROU - BUL
A ROU = BUL
A SEB H
A TRI S A VIE
A VIE S A BOH - TYR (Allemagne). Invalide.

+ A BUD

1 construction en réserve.

10 + 1 = 11 CENTRES
Tristan DICOP

FRANCE


F ESP cs = GLI
F AFR = TUN
F AMO = MOC
A GAS = ESP
F BRE H
A PIE = TOS
A MAR = PIE
A BOU H
F MTY = NAP

+ A PAR

+ A MAR

9 + 2 = 11 CENTRES

.
Pierre Luc BAZIN

arbitre

 

  Les commentaires:


Sydney DEBACHE
: Allemagne

Merci d'abord à l'arbitre qui a su imprimer un rythme et un sérieux certains à cette partie.

Pardon à Pascal et Simon, qu'il m'a fallut trahir pour survivre ( c'est le principe du jeu...)

Merci aux autres adversaires mais surtout à Tristan, qui sut rester un précieux et fidèle allié.

Sydney

 

Pascal MAGUY : Russie

 

Patrick COLLARD : Turquie

 

Tristan DICOP : France

Pour cette nouvelle partie, me voici à la tête de la France pour la 1ère fois. Connaissant déjà certains de mes voisins, je décide d’avoir une stratégie septentrionale : pacte de neutralité avec l’Italien (plus difficilement conclu que ce que je pensais mais qui devrait me permettre de prendre rapidement ESP et POR), attaque de l’Angleterre (que je tente de maintenir le plus longtemps possible dans le flou en ce qui concerne mes intentions) et alliance avec l’Allemagne. Les 1ers tours sont satisfaisants : je récupère les centres ibériques et la Belgique avec le soutien du kaiser. Je constate cependant la progression rapide du Russe qui m’inquiète un peu (traumatisme de la Diplo 56…) et donc j’incite l’Italien à aller aider l’archiduc et l’Anglais et l’Allemand à s’en prendre au tsar. Je suis donc un peu obligé de refréner mes attaques contre l’Anglais et tout cela met un peu de désordre en Europe du Nord. Tant bien que mal, je débarque en Angleterre et commence la conquête des centres britanniques. Fin 1904, j’ai déjà 8 centres et je pense la survie de la France assurée. Mais l’horizon s’obscurcit rapidement :

- L’Anglais ne veut pas mourir et sa dernière flotte me prend le Portugal

- le kaiser semble vouloir changer d’alliance, ses mouvements et certains propos me laissent penser qu’il va m’attaquer (même s’il s’en défend…)

- l’Italien cherche à en profiter et commence un jeu qui va fortement me décevoir : plutôt que de me soutenir, il va me menacer et commencer à exercer un chantage évident dans le but bien évident de prendre des centres. Je dois accepter qu’il prenne MAR puis ESP.

Je me considère alors comme fini car l’archiduc ne veut pas rompre son alliance avec l’Italien (et il préfère en finir avec le Turc) et je me vois mal résister seul contre l’Italie et l’Allemagne. S’en suivent alors de longs échanges avec mes adversaires, parfois houleuses (j’avoue avoir eu recours à de peu honnêtes chantages moi aussi…). Rien n’y fait, car si je résiste au kaiser (la Belgique est devenue un terrible champ de bataille), l’Italien progresse inexorablement.

C’est alors que le 1er miracle de la partie survient : finalement le kaiser comprend que l’Italien joue avec lui un jeu de dupe (il n’a pas réussi à me prendre un centre) et il me propose de rétablir notre alliance et de châtier le Romain. Je saute sur l’occasion et malgré le refus de l’archiduc de nous rejoindre nous parvenons à rétablir la situation.

La partie semble cependant figée car les 2 camps sont à égalité en nombre de centres mais de belles boulettes (qui ont dû bien faire rire notre arbitre vénéré et nos adversaires) nous fragilisent quand même. Intervient alors le 2ème miracle : l’alliance italo autrichienne éclate avec fracas (j’avoue ne pas avoir toujours compris pourquoi…) et nous recevons un message de Rome proposant de nous céder les centres italiens en échange d’empêcher la victoire autrichienne. Le kaiser et moi restons sceptiques dans un 1er temps puis constatant que l’Italien respecte bien ce qu’il avait annoncé, nous prenons peu à peu ses centres. Nous sommes alors en position de faire accepter une nullité germano-française. Tenter une victoire en solo n’aurait pas eu de sens du fait de la répartition des forces et surtout que j’ai pris beaucoup de plaisir à être allié à Sydney (le kaiser). Je me voyais également mal le trahir (d’autant plus que sans son changement d’alliance j’étais mort…).

Ce fut une partie intéressante, stressante (car je me voyais à un moment donné vraiment au fond du trou), parfois déroutante (les 2 miracles, en particulier le 2ème) et irritante (quand un petit puis un gros grain de sable vient perturber une stratégie qui semblait bien fonctionner) et du coup très prenante (que de temps passé devant le clavier, à essayer de trouver les meilleures solutions et les meilleures formules, parfois en toute amoralité…). Mais je crois que c’est à cela qu’on reconnait une vraie partie de Diplo… ;-)

Pour finir, merci à Pierre-Luc pour son bel arbitrage.

 

Laurent BECK : Italie

Chouette partie.Un arbitrage parfait.
Début marrant et délicat. Une alliance forte avec l’Autriche. Des échanges sympas et très intense pour résister, puis re-pousser le duo Russo-Turque.

Un milieu de partie amusant. Un jeu délicat pour progresser sur la France sans que cela profite trop à l’Allemagne.

Un final 2 vs 2 (ALL + FR vs IT + AH) qui s’annonce plutôt bien pour mon camp.
La France et l’Allemagne proposent, très intelligemment à Bruno une alliance 3 vs 1.
L’Autriche refuse mais me préviens : je devrais lui céder deux centres en échange du maintien de notre alliance.

J’accepte. Pas de bol, tout cela arrive alors que je suis très très peu dispo pour le jeu. J’oublie la demande de l’Autriche et mon accord. Ce qui conduit à un quiproquo. Bruno à l’impression que je reviens sur ma parole. Ce n’est pas faux, mais je le fais de bonne foi. Je fais une contre proposition. Elle est très mal accueilli. Je reçois un ultimatum : mes deux centres ou la guerre.

J’hésite un peu. Temporiser ? Faire semblant d’accepter ? Tenter une ouverture diplomatique vers l’Allemagne ? Toutes ces options sont très aléatoires et offrent peu de chance de succès. Je trouve la demande de Bruno vraiment exorbitante. Perdu pour perdu, autant faire payer à l’Autriche ses exigences. Puisqu’il veut la guerre, cela sera la guerre. Un seul objectif : faire en sorte de faire autant de dégâts possible.

Au bout du compte, la victoire (ou la nullité) est à celui qui fait le moins d’erreur. J’en ai fait beaucoup. Mon ex- allié en à fait une grosse. Sur cette partie il me semble incontestable que ce fût Tristan et Sydney qui ont le mieux joué. Bravo à eux."

Amicalement,
Laurent

 

Simon HIGGINSON : Angleterre

 

Bruno CUNIN : Autriche-Hongrie

Une partie très animée en négo, c’est un des avantages d’avoir un pays au centre.

J’ai au moins la satisfaction d’avoir mieux réussi cette deuxième partie que ma première.

Le principe d’une triplice ALL-IT-AH semblait une bonne base. Mais au final, c’était plutôt une double alliance IT-AH et ALL-AH, car IT-ALL n’était pas réellement connecté.

Malgré les très très nombreuses sollicitations, j’ai opté pour rester fidèle à l’Italie. Cela a été une stratégie payante mais cela n’a pas été jusqu’au bout puisque j’ai été «lâché ».

Je n’ai pas encore réellement compris l’intérêt de la manœuvre italienne … lui seul sait ce qui est dans sa tête.

Mais cela a précipité la conclusion de la partie ! Isolé je ne pouvais plus espérer grand-chose.

Il y avait peut être moyen de faire mieux … une autre fois !

Bravo à Sydney et Tristan qui ont su s’allier au bon moment et qui eux ont su s’y tenir.

Et encore merci à Pierre-Luc pour son arbitrage et gestion de cette partie.

Bruno